De Jean-Marie PIEMME

Une femme, une voix d'homme amplifiée, un écran. "On veillera à ne jamais montrer le visage de l'homme à qui la femme parle". Dans ce texte de désir et de colère, corps à l'écran et corps de l'actrice jouent ensemble la partition d'une superbe et ultime scène de rupture.

Une femme (est-ce une prostituée, une entraîneuse ?) se rend chez l'homme dont elle est tombée amoureuse et dont elle ne supporte plus la froideur en dehors de leurs ébats physiques (où la bête sort au grand jour).

Est-il amoureux d'elle ? Ce qu'on sait seulement, c'est qu'il se sert d'elle pour réaliser ses fantasmes les plus obscurs et les filmer avant de retourner dans une vie incroyablement rangée et raisonnable.

Ballottée entre la violence de leurs rapports et le vide laissé par son absence, elle refuse désormais de céder à ses fantasmes minutés s'il n'accepte pas de vivre avec elle une passion plus animale (et sans limite).

Mais lui ne répond pas. Pas un mot. Pas un geste. Préservé dans sa dignité d'homme supérieur.

Il la laisse seule se débattre dans cette ultime scène de rupture où, comme une strip-teaseuse, elle se met à nue sous le regard silencieux de celui qui paye pour voir.

Distribution:

Mise en scène : Patrick VERSCHUEREN

Avec Johanne THIBAUT

Scénographie : Ludovic BILLY, Costume : Nathalie TATOUE, Vidéo: Patrick VERSCHUEREN et Dominique WITTORSKI

Conditions Techniques:

Ouverture : 8 m - Profondeur : 8 m
Hauteur sous cintres : 4 m