d'après Victor Margueritte & Octave Mirbeau

Un voyage au coeur des années folles

Le premier homme qui me posséda s’appelait d’un drôle de nom: M.Cléophas Biscouille. Violée ? Non, pas absolument… Consentante? Oui, à peu près… Du moins dans la mesure où le permettait l’ingénuité de mes douze ans. Et voilà une chose incompréhensible, dont je n’ai trouvé l’explication dans aucun roman. M. Biscouille était laid, brutal, repoussant…En outre, les quatre ou cinq fois qu’il m’attira dans les rochers, je puis dire qu’il ne me donna aucun plaisir, au contraire. Alors, quand je repense à lui, comment se fait-il que ce ne soit jamais pour le détester et pour le maudire ? A ce souvenir, que j’évoque avec complaisance, j’éprouve comme une grande reconnaissance… comme un regret véritable de me dire que, plus jamais, je ne reverrai ce dégoûtant personnage.
A ce propos, qu’on me permette d’apporter ici, si humble que je sois, ma contribution personnelle à la biographie des grands hommes…

Plongée tout d’abord dans l’univers des années 20, la pièce permet de retrouver avec plaisir « cet immense vent de liberté qui souffle sur les esprits », l’incroyable énergie créatrice dans tous les domaines artistiques et le besoin impérieux des femmes de sortir du carcan dans lequel elles étaient fermement tenues jusqu’alors.

Adaptation et mise en Scène Patrick VERSCHUEREN / Décors et régie Jean-Marc Noël

Avec Christelle Theuret / Marielle Tognazzoni / Serge Turpin / Johanne Thibaut / Michel Melki

Plaquette_HdPDossier complet

 
 

Hôtel du Progrès

A travers le roman à scandale :
« la garçonne » de Victor Margueritte, la vie haute en couleurs du Montparno des années 20 et l’oeuvre sulfureuse d’Octave Mirbeau